Publié le 26 Janvier 2014

Le bras droit du bourreau, de Hake Talbot

Dans une maison isolée sur une île, un soir de tempête, le maître des lieux s'écroule devant tous les convives à la suite d'une malédiction proférée par son frère. Tour à tour suspects, témoins ou victimes, les invités vont tenter de démêler cet étrange décès.

Dans un décor sinistre et inquiétant, Hake Talbot concocte une énigme en chambre close teintée d'ésotérisme et de magie. Avec un style précis et dense, il dépeint un portrait psychologique détaillé de chacun des personnages et expose un à un différents scénarii avant de prendre un malin plaisir à les démonter. Malgré une succession de scènes parfaitement décrites et maîtrisées, la construction systématique hypothèse/démonstration, pour finalement faire triompher le rationnel, finit par être un peu lassante. Il n'en demeure pas moins que ce roman brillant se laisse agréablement lire sans toutefois être palpitant.

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #magie, #coup de coude, #1942, #polar, #litterature americaine, #chambre close

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Publié le 25 Janvier 2014

Le Magasin des Suicides, de Jean Teulé

Chez les Tuvache, on est commerçants de génération en génération, mais on n'a pas vocation à fidéliser la clientèle. Les clients ne viennent qu'une fois dans cette boutique pour y trouver tous les accessoires rêvés pour en finir avec la vie, du bonbon empoisonné à la corde en passant par les parpaings ou les sabres japonais. Dans un quotidien morose à souhait et bien huilé, les affaires marchent et les clients affluent. Cette petite mécanique commence inévitablement à s'enrayer à la naissance du dernier enfant de la famille qui s'évertue à faire entrer gaité et bonne humeur dans la maison.

Dans ce roman, Jean Teulé joue avec les codes et manie l'humour noir avec brio. Il nous entraîne dans un univers où les valeurs sont inversées, où la joie est honteuse et la gentillesse à bannir. Si le style est fluide et brillant, l'auteur exploite le filon jusqu'à la corde et en oublie la légèreté qui caractérisait le début du récit. L'histoire s'enlise et finit par n'être qu'un prétexte à pondre des bons mots.

C'est dommage, ce roman incontestablement décalé aurait pu être distrayant si le fond avait été aussi travaillé que la forme, mais malheureusement, le tout sonne un peu creux. Une petite déception donc...

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #suicide, #litterature francaise, #2007, #famille, #coup de coude

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