Articles avec #boston tag

Publié le 27 Novembre 2013

La maison d'à côté, de Lisa Gardner

Une femme disparaît. Voilà un début de polar assez classique... Son mari signale sa disparition et devient assez rapidement le suspect principal. L'enquête menée par une femme qui frôle une sorte de perfection fantasmée : elle est belle, intelligente, libre, tenace... Tous les indices convergent vite vers le mari, un homme secret, ténébreux et internaute nocturne assidu, mais aussi vers le voisin, un délinquant sexuel repenti.

L'histoire se peuple assez vite d'une ribambelle de personnages vus et revus qui flirtent avec le ridicule et qui finissent par tomber dedans. Entre le mari dont l'auteur fait le coupable idéal en tirant des ficelles grosses comme des cordes à nœuds, le voisin amateur de très jeunes filles, l'ado surdoué de l'informatique chevalier servant de la victime évaporée et le père notable et malfaisant, on n'en finit plus de naviguer de clichés en clichés. C'est dommage, l'intrigue n'est pourtant pas si mal menée, exception faite des incessantes ruptures de point de vue qui deviennent vite pénibles, et le suspense, bien construit, s'intensifie au fil du récit. La chute est malheureusement assez attendue et, de fait, fort décevante.

Bref, un roman passe-temps sans grand intérêt.

Voir les commentaires

Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #polar, #disparition, #2010, #litterature americaine, #Boston, #coup de coude

Repost 0

Publié le 10 Janvier 2013

Dernière nuit à Twisted River, de John Irving

Encore un pavé de John Irving que j'ai ouvert avec gourmandise. Fidèle à ses habitudes, il focalise son récit sur la vie de quelques personnages. Les Baciagalupo, père et fils, vivent au nord du New Hampshire dans un camp de bûcherons. Leur vie bascule quand Danny, 12 ans, tue la maîtresse de son père d'un coup de poêle à frire. En une nuit, ils laissent derrière eux logement et souvenirs. Ils passeront leur vie à fuir le courroux du shérif du camp, emmenant le lecteur avec eux de Boston au Vermont et de l'Iowa à Toronto.

Tous les éléments chers à Irving sont là pour faire passer au lecteur un beau moment : l'ours, la saga familiale, l'humour et la dérision, des personnages hors norme. Et pourtant, je suis sortie déçue de cette lecture. La magie qui avait si bien opéré avec l'Hôtel New Hampshire, L'œuvre de Dieu, la part du Diable ou encore Le monde selon Garp n'était pas au rendez-vous. Je ne saurais dire exactement ce qui n'a pas fonctionné, mais je me suis ennuyée, je n'ai pas vibré avec les personnages, les longueurs pourtant assez habituelles chez Irving ont failli me décourager. Les quelques situations loufoques du roman n'ont pas suffi à donner à ce récit, pourtant foisonnant d'aventures, le caractère décalé et attachant qui me plaisait tant chez cet auteur.

Voir les commentaires

Repost 0