couple

Publié le 18 Avril 2013

De là, on voit la mer, de Philippe Besson

Philippe Besson écrit beaucoup et bien. Dans ce nouveau roman, on fait la connaissance de Louise, un auteur parti s'isoler en Italie pour écrire. Elle s'éloigne de Paris, de son mari et de sa vie sociale. Elle se laisse guider par son instinct et sa passion et finit par faire la connaissance d'un jeune Italien.

Ce livre est extrêmement bien écrit, dans un style travaillé et juste. Les descriptions sont précises et nous embarquent totalement dans la chaleur de l'automne italien. Pour autant, je ne suis pas rentrée dans cette histoire d'amour adultère. Les sentiments sont présents de bout en bout mais manquent de profondeur. La mise en abyme esquissée en début de roman n'est pas exploitée. J'ai eu l'impression que l'auteur s'évertuait à prendre systématiquement, au fil des pages, le parti opposé à celui qui m'attirait. Je suis vraiment passée à côté de ce roman qui n'a pas réussi à me captiver une seule seconde.

Loin d'être une perte de temps, ce livre reste une très jolie lecture, un tantinet ennuyeuse tout de même.

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #coup de coude, #2013, #amour, #couple, #adultère, #Italie, #litterature francaise

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Publié le 7 Avril 2013

Un bref moment d'égarement, de Valérie Saubade

Premier livre que je lis de cet auteur, et c'est plutôt une sympathique découverte. Le récit relate les destins croisés de plusieurs personnages à la suite d'un geste malencontreux de l'un d'eux. Charles, un chirurgien brillant, fait la première erreur de sa carrière au bloc opératoire. La patiente, malgré un arrêt cardiaque sur la table d'opération, s'en tire avec une petite cicatrice supplémentaire. La lâcheté et le carriérisme pousseront le médecin à faire porter la responsabilité de cette faute à son infirmière. L'histoire pourrait s'arrêter là... mais l'auteur s'attache aux multiples conséquences de ce petit geste dans la vie de ceux qui, jour après jour, se croisent sans se connaître et même parfois sans se remarquer.

Une écriture plaisante et simple, une certaine légèreté malgré la lourdeur des thèmes parfois abordés et une galerie de portraits amusante allant de l’employé modèle énurétique au professeur retraité amoureux d'une voix radiophonique font de ce roman un divertissement très agréable.

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #litterature francaise, #coup de coude, #changement de vie, #2013, #couple

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Publié le 12 Janvier 2013

L'homme qui aimait ma femme, de Simonetta Greggio

Je découvre cet auteur avec L'homme qui aimait ma femme, et j'avoue que je suis assez charmée. Simonetta Greggio nous rejoue Jules et Jim et s'en tire plutôt pas mal. Yann et Alexandre sont frères. Le premier est romantique et studieux, le second est libertin et bon vivant. Leur point commun s'appelle Maria. Pendant 40 ans, ils l'aimeront et croiseront le chemin d'autres femmes sans qu'aucune ne parvienne à la remplacer.

Le récit de Simonetta Greggio est dense, bien ficelé et très agréable. Dans un style simple et fluide et en adoptant des points de vue multiples, elle parvient à décrire avec une précision remarquable les sentiments des personnages. Le lecteur vit intensément leurs amours, leurs tourments et leurs espoirs.

J'ajouterai tout de même un bémol : le roman est entrecoupé de trop nombreuses digressions sur la vie d'intellectuels, philosophes ou cinéastes, qui n'apportent pas grand chose et alourdissent la narration.

Cette lecture, sans être absolument passionnante, permet de passer un moment très sympathique.

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Rédigé par La Chouette

Publié dans #litterature francaise, #freres, #couple, #coup de coude, #paris, #2012, #amour

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Publié le 23 Décembre 2012

La liste de mes envies, de Grégoire Delacourt

Ce livre m'a été offert, donc me voilà partie dans la lecture de ce roman que je n'aurais a priori jamais acheté. A posteriori non plus, d'ailleurs. Pourtant le sujet était plutôt amusant. Jocelyne, une mercière de quartier, vit à Arras avec son mari, Jocelyn (non, ce n'est pas une faute de frappe, c'est bien Jocelyn et Jocelyne... rassurez-vous, ce n'est que le début). Elle joue à la loterie avec ses copines au café sur l'heure du déjeuner. Et pouf, la voilà à la tête de 18 millions d'euros. Au-delà de quelques maladresses du début du roman, on tient, là, un sujet qui offre de nombreuses possibilités de laisser libre court à son imagination.

Et pourtant, dans ce roman, tout est tellement plat et inexorablement prévisible. En premier lieu, j'ai eu beaucoup de mal avec l'écriture dans un style parlé. Cela m'a totalement empêchée de rentrer dans l'histoire et d'avoir le moindre sentiment pour cette brave Jocelyne qui m'a bassinée avec ses états d'âme... Ensuite, pauvre ou riche, elle est mal dans sa peau. Tout cela tourne en rond jusqu'au moment où Jocelyn la quitte, ce que l'on a bien envie de faire aussi à ce stade du roman. Je me suis accrochée jusqu'au bout, je n'aurais probablement pas dû.

J'ai fini le livre franchement agacée par le manque de subtilité de l'écriture et de l'intrigue. Par respect pour l'auteur, je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai perdu mon temps. Quoique... A oublier donc !

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