Publié le 11 Mars 2015

Bingo's run, de James A. Levine

Bingo, c'est un môme des rues de Kibera, un bidonville de Nairobi. Il a 15 ans, fait 1 mètre 20, est débrouillard et court vite. Il met ses jambes au service du trafic de drogue en faisant la navette entre dealers et clients. Un soir, l'équilibre précaire de son quotidien bascule lorsqu'il est témoin du meurtre d'un parrain local de la drogue par l'un de ses lieutenants.

Soyons honnêtes, la quatrième de couverture est alléchante et le roman un peu décevant. L'auteur, dans le style parlé teinté de naïveté et de réalisme, n'hésite pas à emmener le lecteur dans de nombreuses directions. Et c'est notamment l'une des raisons qui m'ont fait décrocher du récit. Entre guerre intestine dans le milieu de la drogue, corruption policière, misère, sida, marché de l'art et légendes locales, le fil narratif est distendu et je n'ai pas eu besoin d'attendre trop longtemps pour me lasser et me perdre. Le portrait d'une jeunesse kényane livrée à elle-même, confrontée à la violence et à la misère n'est pas inintéressant et les intentions sont bonnes mais je suis loin d'être convaincue par le résultat.

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #Kenya, #drogue, #meurtre, #Afrique, #coup de coude, #2014

Publié le 18 Février 2015

Tout peut arriver, de Jonathan Tropper

Comme à son habitude, Jonathan Tropper plonge son personnage dans la tourmente. Zach, la trentaine, a toutes les apparences de l'homme heureux, un bon job, une fiancée aimante, un mariage en vue et un colocataire richissime qui prend en charge la totalité du loyer. Quelques gouttes de sang un matin dans la cuvette des toilettes et la peur de mourir vont l'amener à regarder sa vie en face. Son job l'asphyxie, il aime une autre femme et il a quelques comptes à régler avec son père qui débarque chez lui fort à-propos après des années d'absence.

Si l'on retrouve incontestablement la patte de l'auteur, son humour, ses situations improbables, une certaine tendresse pour ses personnages ou encore son style fluide, ce roman manque toutefois un peu de rythme, de douce folie et de mordant. La lecture en reste tout à fait agréable mais l'on se surprend à y trouver parfois une certaine banalité, des retournements faciles et attendus et des personnages sans grande originalité. C'est probablement parce que les autres livres de Tropper, notamment Perte et fracas et C'est ici que l'on se quitte, m'ont vraiment transportée que j'ai la dent un peu plus dure sur celui-là.

Tout peut arriver
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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #litterature americaine, #coup de coude, #2006, #maladie, #amitié, #couple, #deuil

Publié le 16 Février 2015

Born 2B, de Jacques Vallotton et Bertrand Lehman

Chaque spermatozoïde porte en lui la symbolique d'un destin. En 94 dessins pleins d'humour, Jacques Vallotton et Bertrand Lehman représentent le potentiel et l'avenir de ces êtres en devenir. Un graphisme simple, un message joyeusement délivré, une pincée d'impertinence, bref une agréable découverte !

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #dessins, #humour, #2011, #coup de coeur

Publié le 31 Janvier 2015

Les mécanos de Vénus, de Joe R. Lansdale

Hap et Leonard vivotent en accumulant les petits boulots. L'un est blanc, insoumis et désabusé, l'autre est noir, homosexuel, boiteux et violent. C'est dans un champ de roses au fin fond du Texas que la sulfureuse ex-femme de Hap les retrouve et débarque les cuisses dénudées et les bras chargés d'une affaire aussi juteuse qu'illégale.

Quelle déception que ce premier roman de la série Hap Collins et Leonard Pine ! Inconditionnelle de ces deux anti-héros et, de ce fait, probablement assez exigeante, je n'ai retrouvé ni la truculence des dialogues, ni la folle insouciance qui anime habituellement ces deux personnages si décalés et attachants. Une intrigue linéaire et passablement attendue, des dialogues poussifs et finalement assez vulgaires, des protagonistes flirtant de trop près avec la caricature et un portrait grossièrement taillé des deux héros ont agi sur moi comme un répulsif. On ne se pose pas longtemps la question de savoir pourquoi cet épisode n'a été traduit que 14 ans après l'incontournable Arbre à bouteilles. Ce livre est tellement éloigné des autres de la même série qu'il reste juste à espérer qu'aucun lecteur ne commence par celui-là...

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Rédigé par La fleur des mots

Publié dans #coup de gueule, #1990, #litterature americaine, #polar, #Texas